Rencontres De Visu / Paris 2016-2017

Collectifs d’artistes et lieux intermédiaires arts plastiques

projet

Dans le contexte du foncier rare et cher des grandes métropoles européennes, associations et collectifs d’artistes développent depuis plusieurs années des espaces de travail et de diffusion partagés, accessibles à la création émergente et ouverts à la vie de quartier. Cette dynamique d’ouverture engage pleinement les arts et la culture dans le champ de l’économie sociale et solidaire, où de nouveaux enjeux professionnels se dessinent pour la jeune création indépendante, en marge des institutions et réseaux marchands.

Ateliers partagés, artist run space, espaces de coworking, friches culturelles, occupations temporaires, ou squats d’artistes, le réseau De Visu, constitué à la suite du livre-enquête éponyme, rassemble et favorise les échanges entre ces lieux intermédiaires dédiés aux arts plastiques.

Le recueil, publié en 2015 et piloté par la DRAC Rhônes-Alpes, prolonge les recherches consacrées aux nouveaux territoires de l’art et dresse le portrait d’une sélection de différents lieux collectifs, quinze ans après l’édition manifeste du rapport Lextrait commandé par le Ministère de la Culture.

Les rencontres 2016-2017 s’organiseront à Paris autour de tables rondes, d’expositions et de visites qui contribueront à faire connaître ces lieux du grand public.

Direction et coordination générale, Élodie Lombarde et Vincent Prieur

Site web : Julien Kernanet
Graphismes : Nayel Zeaiter
Soutien général : Association Curry Vavart
et Villa Belleville

livre

Pendant deux ans, Céline Eyquem et Virginie Lyobard ont sillonné la France à la rencontre de différents lieux dédiés à l’expérimentation des arts plastiques et gérés par des artistes. Cette enquête, soutenue par la Drac Rhones-Alpes, dans l’esprit du fameux rapport ministériel Lextrait publié en 2001 et consacrée aux nouveaux territoires de l’art, aboutira à l’édition du livre De Visu en 2014, dont le lancement aux Subsistances à Lyon, a été l’occasion de rassembler plusieurs de ces collectifs pour échanger autour de leurs pratiques respectives de ces ateliers partagés.

L’artist-run space Millefeuille organise une deuxième édition des rencontres à Nantes en 2015 suivi par le collectif Curry Vavart qui propose à Paris pour la troisième édition une série d’échanges et d'événements en 2016-2017.

Céline Eyquem, Benoît Guillemont, Virginie Lyobard, De Visu / Lieux d’expérimentation des arts plastiques, La Passe du Vent, 2015.

rencontres 2016-2017

tables rondes :

@Shakirail 72 rue riquet Paris 18e

Vendredi 17 mars 2017 à partir de 18H

L'occupation temporaire pour des besoins permanents ?

Conférence/débat


L'école d'urbanisme de Paris et le Shakirail vous invite à une conférence sur les enjeux de l'occupation temporaire. Elle clôture le cyle "Requalifier l'urbain, requalifier l'urbanisme" qui s'est déroulé autour de trois conférences ce mois de mars.

Cette conférence explore le rapport entre des besoins permanents (en terme d'espace, de vie sociale et culturelle, d'hébergement d'urgence, ...) et l'ouverture de plus en plus fréquente de lieux, situés sur des friches urbaines, qui leurs laissent une place dans la ville, de manière temporaire.

En partenariat avec Les Rencontres de Visu.

AVEC :

- Paul CITRON, Président de l'association Plateau Urbain , actuellement en charge du site des Grands Voisins (Hopital-Saint-Vincent-de-Paul) jusqu'à fin 2017 dans le cadre d'une convention d'occupation temporaire.

- Margaux MILHADE, Permanence architecturale d'un an pour Notre Atelier Commun à Bataville (Université Foraine).

- Juliette PINARD, Doctorante en urbanisme au LATTS à l'Université Paris-Est, sur les stratégies d'occupation temporaire des friches mise en place par SNCF Immobilier (nouvelle branche du groupe).

- Miriam NESSLER, Etudiante master 2 à l'Ecole d'Urbanisme de Paris à l'initiative d'un projet d'occupation temporaire dans un ancien magasin à Madgedurg en Allemagne.

- Vincent PRIEUR, Président et cofondateur du collectif Curry Vavart qui investit depuis 2011 le Shakirail, une ancienne friche ferroviaire de la SNCF.

Entrée libre sur inscription à : cycleconf.eup@gmail.com

@Villa Belleville, 23 rue Ramponeau 75020 PARIS

Jeudi 17 novembre à partir de 14h

Lancement des rencontres De visu
Workshop/état des lieux : quelles sont les différentes expériences de lieux intermédiaires et quelles sont leurs économies?

Vendredi 18 novembre à partir de 10h

Introduction :

Retour sur le rapport Lextrait, Marie Pierre Bouchaudy, Chargée de mission Cabinet du ministère de la Culture et de la Communication

Ateliers d'artistes et espaces d'exposition: la jeune création en arts plastiques s’organise, avec:

Romain Semeteys, commissaire d'exposition, fondateur du réseau le Châssis et directeur artistique de Arondit, Paris
Rémi Uchéda, plasticien, fondateur des ateliers Babiole, Le Nucléus/Créative Valley, Ivry-sur-Seine

Lieux intermédiaires et occupations temporaires avec :

Joël Lécussan, cofondateur du Mix’Art Myrys, Membre du CA de la FRAAP, membre du Comité de pilotage de la Coordination nationale des lieux intermediaires et indépendants,
Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
Caroline de Jessey, directrice de la communication de SNCF Immobilier
Paul Citron, Directeur du développement, Plateaux Urbains
Corentin Quicke, Coordinateur du projet Ourcq Blanc

Samedi 19 novembre à partir de 10h

Art, actions sociales et communs urbains, avec:

Frédéric Sultan et Sylvia Fredriksson, Cofondateur de Remix the Commons,
Elodie Lombarde, Coordinatrice des projets arts plastiques Villa Belleville/Collectif Curry Vavart.
Federica Gatta, Architecte-urbaniste, Maître de conférence en aménagement de l’espace et urbanisme
Delphine Verron, Coordinatrice Association Khiasma

Modération : Vincent Prieur, Président de l'Association Curry Vavart

visites :

Jeudi 17 novembre 17h :

Glassbox, Paris 11e

Vendredi 18 novembre 14h :

Le Doc, Paris 19e
Chez Kit , Pantin

Samedi 19 novembre 14h :

Jour Nuit Culture, Paris 6e
Jeune Création, Les Grands Voisins, Paris 14e

expositions :

 

 

♦ Le Grand Village

avec Virginie Lyobard et Thomas Sindicas

Vernissage le jeudi 17 novembre à partir de 18H

@Villa Belleville, 23 rue Ramponeau 75020 PARIS

exposition du 17/11 au 27/11

♦ CP5 #53 Cheap studios

avec Sophie Herszkowicz + anonyme

Vernissage le vendredi 18 novembre à partir de 18H

Exposition du 18/11 au 04/12

@CP5/ Le Shakirail, 72 rue riquet 75018 PARIS

 

 

 

Détails --------------------------------------------------------------

@Villa Belleville, 23 rue Ramponeau 75020 PARIS


>>>>"Le Grand Village">>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

avec Virginie Lyobard et Thomas Sindicas

Vernissage le jeudi 17 novembre à partir de 18H

exposition du 17/11 au 27/11

Pendant 2 ans, Céline Eyquem et Virginie Lyobard ont sillonné la France à la rencontre différents lieux expérimentaux dédiés aux arts plastiques et gérés par des artistes. Ce périple, soutenu par la Drac Rhônes Alpes, dans l’esprit du fameux rapport ministériel Lextrait publié en 2001 et consacré aux nouveaux territoires de l’art,  aboutira à l’édition du livre De Visu en 2014, dont le lancement aux Subsistances à Lyon, a été l’occasion de rassembler plusieurs de ces collectifs pour échanger autour de leurs pratiques respectives de ces ateliers partagés.  

Après une 2ème édition à Nantes en 2015, c’est dans cet esprit que nous accueillons cette année la 3ème édition à Paris, avec un cycle de tables rondes thématiques, des visites et une série d’expositions pour développer la dimension artistique des rencontres.

En guise d’ouverture, nous avons décidé de partir directement du livre à l’origine de la constitution de ce réseau informel. Virginie Lyobard a réalisé pour chacun des lieux explorés un petit dessin schématique des bâtiments occupés. Ces illustrations introductives, nous avons décidé de leurs consacrer une exposition, car elles retranscrivent pleinement les qualités de ces espaces artistiques partagés.

Une ligne claire au service d’une forme simple, presque naïve, proche de l’esthétique de certaines illustrations jeunesse, nous invite avec une curiosité enfantine à découvrir ces bâtiments. Ils sont comme des terrains de jeux et d’inventions, autant de maisons de poupées miniatures servant de possibles décors à des créations à venir.

Rassemblés et agrandies, la scénographie proposée de ces dessins schématiques trace les contours d’un petit village fictif de friches culturelles, où la variété des architectures renvoie à leurs usages passés et reflète ici la diversité des organisations des projets associatifs qui y ont élu domicile. Ce village délicat est aussi celui d’une communauté fragile à l’avenir incertain, le statut précaire de la majorité des occupations empêche les collectifs de se projeter dans la durée.

En regard de ces dessins, les portes de Paris.

Thomas Sindicas réalisent de grands dessins architecturaux à l’encre noire. Ses vues aériennes très détaillées aux horizons parfois tronqués, faites de perspectives incohérentes et multiples, sont traversées de grandes autoroutes urbaines embouteillées. Elles retranscrivent la densité étourdissante des grandes métropoles et la fréquente perte de repère qu’on leur associe volontiers, à l’opposé de ces ateliers partagés souvent appréciés pour leur convivialité.

Pourtant le traitement graphique employé, ici aussi une ligne claire, accessible et ludique, place paradoxalement ces quartiers démesurés à notre portée : des échangeurs, aux grandes tours de verre, en passant par des barres de logements sociaux imbriquées, on s’aventure à chercher des trésors cachés, à reconnaître un quartier. Thomas Sindicas a lui aussi le goût de l’exploration urbaine, il la pratique, la dessine et la partage avec générosité. Si l’Est parisien de la porte de La Chapelle à la porte d’Orléans a connu de nombreux squats d’artistes ces 50 dernières années, les derniers grands programmes de rénovation urbaine poussent ces lieux éphémères à la périphérie de la capitale, l’actualité alternative se tourne progressivement vers le Grand Paris.  

Virginie Lyobard et Thomas Sindicas nous invitent à explorer ces limites.

Céline Eyquem, Virginie Lyobard et Benoît Guillemont, De Visu, Lieux d’expérimentations des arts plastiques, éditions La Passe du Vent, 2015, 144p, 12 € http://www.lapasseduvent.com/DE-VISU.html

 

@Le CP5, Le Shakirail, 72 rue Riquet 75018 PARIS

>>>> CP5 #53 "Cheap studios">>>>>>>>>>>>>>>>

avec Sophie Herszkowicz + anonyme

Vernissage le vendredi 18 novembre à partir de 18H

Exposition du 18/11 au 04/12

Le CP5 s’associe au lancement du cycle de rencontres De Visu consacré aux lieux intermédiaires dédiés aux arts plastiques et propose à cette occasion un projet consacré aux ateliers qui jouxtent ses murs.   

Cheap studios  prend la forme d’un projet réflexif, in situ, présentant une série de peintures d’ateliers réalisée par Sophie Herszkowicz à l’occasion d’une résidence dans les ateliers partagés temporaires de la rue riquet, gérés par le collectif d’artistes Curry Vavart et situés de part et d’autre de l’espace d’exposition, le CP5. Cette série est présentée en regard d’un étonnant panneau publicitaire.

Le panneau Robotyp est un affichage publicitaire, probablement réalisé dans les années 50, qui vante les mérites économiques de la marque “Robotyp”. Ce panneau a été trouvé en 2008 dans les locaux d’une ancienne industrie de presse du quartier de la Porte de Bagnolet, alors occupés par le collectif d’artistes Curry Vavart. Le slogan « Robotyp vous fera faire des économies » est inscrit en lettres de bois découpées. Un assemblage artisanal de photographies en noir et blanc, collées sur le panneau, représente des ouvriers au travail sur des machines. Plusieurs détails de pièces mécaniques sont mis en avant. Les photographies ont été réalisées dans le bâtiment même où la publicitée était affichée.

Le panneau est en mauvais état, certaines images on été arrachées et plusieurs énigmatiques aplats de peinture bleue et jaune vifs témoignent des différentes visites qu’a connu le bâtiment à partir du moment où il fut désaffecté - successivement des SDF, des graffeurs puis le squat du collectif- avant d’être récemment réhabilité en bureaux.

Un bel atelier bon marché, n’est ce pas ce a quoi rêvent tous les jeunes artistes des grandes métropoles aux loyers démesurés ?

Comme un écho à cette problématique économique cruciale, et à la manière dont les anciens ouvriers de cet atelier ont fabriqué avec les moyens du bord ce panneau promotionnel, le collectif Curry Vavart installe et gère ses ateliers partagés avec une grande économie de moyens, selon la philosophie du Do it yourself, et dans la limite des perspectives fragiles qu’offrent les conventions temporaires signées avec leurs bailleurs. Ces aménagements, étonnants mais raisonnés, Sophie Herszkowic leur a consacré, à l’occasion d’un temps de résidence, une série de toiles de chevalet suggérant le motif traditionnel de l'artiste dans son atelier.

Ses peintures à l’huile ouvragées témoignent avec précision de la transformation de ces anciens vestiaires de cheminots en ateliers partagés, elles nous décrivent chaque objet stocké, chaque table de travail, chaque outils, une épaisseur qui laisse imaginer la densité de l’activité artistique désormais accueillie au quotidien dans ces espaces associatifs partagés.

Si le CP5 conserve ses murs de bois brut pour rappeler qu’il se situe au coeur d’un espace de travail, Cheap studios porte précisément notre attention derrières ces murs, dans ces ateliers mitoyens, habituellement fermés aux publics, il nous suggère même plus loin un voyage dans l’histoire des friches culturelles.

boîte à outils

réseaux

les lieux du livre De Visu :

réseaux des lieux intermédiaires :

artothèque

Pour favoriser le développement et la connaissance des dynamiques liées aux lieux intermédiaires dédiés aux arts plastiques, le Collectif Curry Vavart souhaite constituer une artothèque rassemblant oeuvres et documents d’archives témoignant de cette problématique.

Une première exposition s’appuyant sur la collection de cette artothèque sera organisée à Paris au dernier trimestre 2017.

média

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Le réseau De Visu remercie ses partenaires :